Aujourd'hui je ne sais pas

Aujourd'hui je ne sais pas
Les sentiments... Ne peut-on pas vivre sans eux? Certes, il est impossible d'être complètement neutre ou amorphe, à moins d'être un légume. Je veux dire... Est-il vraiment possible de tout refouler à un point tel qu'on n'a plus conscience de leur existence? Oui, car j'ai réussis.

L'erreur cependant dans toute cette histoire, c'est lorsque nous décidons de briser la carapace, de nous laisser "toucher" de nouveau pas la vie. Tout revient en boomerang, avec autant de force qu'on les aurait vécu dans les mois, les années qu'on s'est coupé d'eux.

Mes sentiments étaient cachés, ancrés, pratiquement détestés par mon inconscient. Je ne pouvais plus vraiment aimer, apprécier la vie, mais en même temps je ne souffrais plus de tout, du moins pas autant que... maintenant.

Car aujourd'hui j'ai recommencé à aimer. N'est-ce pas merveilleux l'amour? On vole, ce rêve nous vole nos nuits, l'insomnie nous semble moins pénible... Mais cet amour est douleur, impossible et fait saigner mon coeur à chaque fois que j'y pense. Quand je pleure, le sang sort de mes veines et coule par chacun de mes pores, recouvrant mes habits et mes yeux d'une couleur de mort, de rage, de guerre...

Aujourd'hui, j'ai recommencé à voir mes amis. C'est merveilleux des amis non? On parle, on rit, on court comme des fous, on fait des plans d'avenirs, la vie semble nous appartenir, on est bien au creux de leur cocon d'amour... Mais... Cet amour est faux. Aussi faux que leur sourire, leur affection, leur attention. On se cachait d'eux pour plusieurs raisons, dont la peur... La peur... La peur d'eux, de leur regard, de leur abandon, de leur mort. Être seule loin de la mort est moins souffrant.

Aujourd'hui, j'ai recommencé à apprécier la vie. N'est-ce pas merveilleux la vie? On voit le soleil le matin et on sourit, les enfants qui jouent dans les feuilles l'automne nous rappelle des souvenirs... Mais les souvenirs de notre vie reviennent aussi, nous attaquent, nous attachent, nous demandent des comptes de les avoir tassés, de les avoir modifiés, d'avoir menti. Ils nous traquent jusqu'à la nuit, jusqu'au sommeil qu'on ne mérite plus selon eux.

Je me rend compte ce soir que c'était une erreur. M'ouvrir de nouveau. Après 2 ans d'absence. Non. Je ne peux plus fuir la vérité: Être un robot, automate, est moins dur qu'être humain. L'humain est destruction, souffrance et incompréhension. L'amour, ce n'est pas pour moi, ce n'est pas pour cette vie. L'amitié ce n'est que fiction et la vie... que mensonge et dérision.

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# Posted on Wednesday, 11 November 2009 at 3:01 AM

Petit délire: En funambule tu traverses le miroir (Accrostiche)

Emmanuelle
Nom commun et malpropre.

Fière aristocrate
Ultime duchesse de son temps perdu
Nulle en math
Artiste des chutes en éduc
Maîtresse des rimes non voulues
Battue aux échecs et surtout par les dames...
Uuuuuuuuuuh...
Lettre ignoble qu'est ce u
Effaçons-le du nom, il est superflu.

Têtue comme un chameau
U revient à la charge

Tyrannique
Raton laveur chez les lettres
Attrapons-le, le nom n'en sera que mieux vendu
Versons-le dans un pot de vin
Eradiquons le u de notre atmosphère
Radions-nous de son existence
Sale con de u
Espère mon courroux
Surtout pas mon salut.

Lachance
Elément final du nom.

Manuel inclu
Irrésistible
Racontant ce même texte
Outrant le lecteur en effaçant les u
Insistant donc sur le rêve
Radical d'un monde sans cul.
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# Posted on Monday, 02 November 2009 at 4:57 PM

Les oiseaux...

Les oiseaux...
Je ne me rappelais pas pourquoi le chant des oiseaux à 3h30 du matin me perturbait autant. Depuis plusieurs nuits, alors que l'insomnie m'empêche de fermer les yeux, je les surprends à chanter près de ma fenêtre. Toujours à la même heure, comme s'ils attendaient ce moment pour s'éveiller et se parler entres eux. Ce moment où je restais silencieuse à les écouter me laissait perplexe et ce sentiment d'impatience qui s'emparait de mon c½ur me troublait. Jusqu'à cette nuit.

Je ne c
omprenais pas pourquoi ces sons me rendaient aussi heureuse, aussi surexcitée. J'avais beau scruter le ciel pour trouver une réponse, rien. J'ai l'habitude d'associer des bruits, des musiques, des voix à un sentiment ou à un endroit, mais je ne les avais jamais autant attribués... à une personne. Certes, une chanson d'amour pour un amour, une chanson triste pour une blessure, mais... Jamais le chant des oiseaux le matin à 3h30 n'aurait pu exprimer autant d'amour et d'attente envers une seule personne... Ce soir, j'ai compris mon émoi devant ce chant divin et gracieux.

Je ne m
e rappelais pas pourquoi le chant des oiseaux à 3h30 du matin m'inquiétait autant. Je ne voyais pas non plus pourquoi je ne pouvais me rendormir avant que 4h30 soit passé. Que ce passait-il donc avec moi? Avais-je peur de simples oiseaux qui annonçaient la venue du matin? Non. Ce n'était pas ça. Ses oiseaux me rappelaient ta venue, la nuit, lorsque nous travaillions ensemble. J'avais pris l'habitude de me tenir sur le balcon. Peu avant l'arrivée de la lumière du jour, ils chantaient et je savais, le c½ur battant, que bientôt je verrai ton ombre traverser les arbres.

Je me f
rapperais d'avoir oublié ce détail si important de nos rencontres. Ton « bon » annonciateur de départ que je me rappelle avoir tant détesté, mes essaies vains de te garder encore près de moi et cet impression d'abandon quand je voyais ton ombre faire le chemin inverse. Je soupirais en regardant les derniers éclats d'étoile se refléter dans le lac, me disant que bientôt viendrais 7h45 et que je te reverrais. Mais les oiseaux, eux, ne seraient plus là pour t'annoncer.

Tu ne l'as sans doute jamais su, ou même remarqué, mais les oiseaux ont toujours été là quand je doutais de tes sentiments pour moi. La nuit, alors que j'épiais la pluie tombée, je les entendais soupirer à travers les arbres un chant doux qui annonçait bientôt l'arrivée de ce 4h du matin que j'attendais toujours. Alors, quand je voyais ta lanterne et ton regard d'enfant s'approcher vers moi, je souriais, perdant tous mes doutes et surtout mes problèmes de santé. Je souhaitais plus que tout que tu restes là avec tes défauts que j'affectionnais tant.

Aujour
d'hui, je suis consciente de ce moment précieux et je le chéri. Je ne me souvenais pas que ces chants représentent la création même de mon amour pour toi. Pour cet être étrange que tu es. Même maintenant, loin
de
ces quelques minutes près de toi, à voir tes yeux et entendre ton rire si unique, je tremble encore dans mes draps en entendant le chant des oiseaux à 3h30 du matin, me disant que, peut-être, ça annonce de nouveau ton arrivée prochaine de ma vie... Qui sait, après tout ce que la nature peut nous faire comme signe sur notre destinée...
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# Posted on Sunday, 01 November 2009 at 2:22 PM

Il change... voilà tout!

Il change... voilà tout!
J'ai le coeur en lambeau d'agneau
Au-delà du temps il se sent clos
Il n'a pas de quoi rire
Ni même de quoi souffrir
Le voilà simplement prêt à s'ouvrir.

Il ne voit plus le soleil
Mais la lune lui suffit
Il a perdu le sommeil
Mais retrouvé son parapluie
Il ne sait plus mentir
Mais il apprend à sourire
Il a oublié comment bien parler
Maintenant il exprime ses pensées
Il ne voit plus le brouillard se lever
Mais il aime voir la lumière le repousser.
Mon coeur ne sait plus vraiment qui il est
Mais ce qu'il devient, ça lui plait
Il ne croit pas pourtant changer beaucoup
Mais après tout... Les petits détails on s'en fout!

J'ai le coeur en rogne
Un rognon de pomme qui se renfrogne
Il grogne encore le pauvre homme
De se voir démasquer en si bel forme.

Il n'essaie plus de mourir
Il redonne une chance à sa vie
Il n'essaie plus d'hair
Il redonne un espoir à l'amour
Il n'essaie plus de se voiler la face
Il rejette un regard à son reflet dans la glace
Il n'essaie plus de se punir
Il reprend contact avec ses vices.
Mon coeur n'essaie plus de bien paraître ou pis
Aujourd'hui il n'essaie plus de se causer des supplices
Il redonne une chance à sa vie.

J'ai le coeur qui dort
Qui somnole et qui se change en or
Un vrai magicien qui, d'ores et déjà
Connait la voix qui maintenant le guidera.

Il n'est pas différent
Mais seulement un peu plus grand
Il n'est pas vaniteux
Seulement le voilà qui vieillit mieux
Il n'est pas plus égoïste
Le voilà plus artiste
Il n'est pas méchant
Le voilà simplement plus confiant
Il n'est pas vraiment chiant
Mais certes un peu... franc?
Il n'est pas distant
Il préfère rester prudent.
Mon coeur n'est pas un auteur
Il est plutôt narrateur,
Celui qui dicte ma vie
Ses lois et ses envies
Et le voilà prêt à se lever de nouveau
Pour vous montrer que, plus que tous, il s'est se montrer... beau!

J'ai le coeur qui fredonne
Une vieil rengaine et qui se donne
À plein dans une aventure de peines perdues
Mais pourtant le voilà qui fredonne
Cet air de vieilles madones
Alors qu'au loin l'espoir du changement le console
Qu'il ne change peut-être pas pour rien
Et que demain, qui sait, se posera sur le sol
Cet espérance tant attendu
D'un petit rien à aimer pour remonter dans le train.
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# Posted on Sunday, 01 November 2009 at 2:20 PM

Edited on Sunday, 01 November 2009 at 2:42 PM

Chanson modifié : I will survive

Explication: cette chanson a été créée par moi et une amie (Tanya Dykstra de son nom) lors du marathon d'écriture. Nous devions faire parler un objet ou un meuble de sa douleur. ^^ vous comprendrez bien assez vite de quoi il s'agit! Oh et... c'est sur l'air de "I will survive" Clin d'oeil

Je suis rongé par les vers
J'accumule la poussière
Et le Jésus crucifié n'a rien à m'envier.
Je suis méprisé et usé
Sur moi tu tripotes ta greluche
Miraculeux...
Je suis l'hôte des plaisirs vicieux.

Oui je suis laid
Forme excentrique
Bossu difforme, odeur fétide
Tu me couvres de tous tes fluides
Souvent sur moi tu es à trois
Souvent sur moi tu es pantois
Je suis le gîte de bien des dormeurs
Au singulier abandonné.

Aller lève-toi!
J'suis pas ton lit
J'suis celui qui
Sous tes fesses dures souffre le martyr
Le pauvre divan orange-brun du salon étudiant
Mort avant son temps
Éventré...
Pauvre divan!
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# Posted on Sunday, 01 November 2009 at 2:19 PM

Edited on Sunday, 01 November 2009 at 2:40 PM

Les mots ne sont jamais les bons

Les mots ne sont jamais les bons
Les mots ne sont jamais les bons
Je sens ma gorge brûlée sous le besoin d'hurler
Hurler ma hargne face au monde qui m'entoure
Crier cette déchirure qui s'agrandit à tous les jours
Je suis un puits sans fond de mots qui n'existent même pas
Je voudrais vous montrer, ouvrir mes côtes pour vous faire voir
Ce c½ur qui ne bat plus
Vous montrer que je suis une suicidée
Qui je suis vraiment
L'absurdité des paroles qui s'étranglent
Je veux parler avec ma langue
Celle qui est celle de ma naissance
Le blabla d'un nouveau né
Qui, lui seul, peut dire ma Vérité
Je suis un bruit d'enfant sourd qui cri
Qui braille la douleur de voir la lumière pénétrer ses yeux fragiles
Laissez-moi enrager le monde et éclairer sa noirceur de mes propres mots
Laissez-moi parler de cette âme qui m'habite encore
Malgré votre programmation
Malgré vos avis
Je veux vous montrer ce que c'est de sourire
De vivre
De voir la nuit se coucher alors que le soleil se lève
Embrasser la terre à pleine lèvre
Je voudrais tant vous faire comprendre
Mais les mots ne sont jamais les bons
Ils sont vides et leurs sens trop complexes
Je veux retrouver cette pureté d'un cri animal
L'élan de l'aigle qui vole la première fois
Et cette sensation de ruisseau qui coule entre les branches...
Mais l'Humain à tout détruit
Cette douceur de la vie
Il l'a transformé en mots
En dureté
En uniformité
Mais leurs mots ne sont pas les miens
Ne l'ont jamais été
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# Posted on Sunday, 01 November 2009 at 2:14 PM

photos folles 5

photos folles 5
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# Posted on Sunday, 28 June 2009 at 12:14 AM